Philosophie

Mission :

L'École martiale s'intéresse essentiellement à la formation de l'individu à travers la pratique martiale, elle favorise autant les développements intellectuel (éthique, philosophie, histoire, etc.) et relationnel que physique.

Développement de l’esprit

La lecture de contes martiaux, d’extraits biographiques ou d’essais philosophiques ou historiques, la rédaction d’un code éthique du samouraï moderne, les réflexions sur les différentes attitudes à adopter avec les autres, le choix d’un bushi (guerrier) du mois, les discussions entre les différentes générations de karatékas, les samedi-conférences qui font le pont entre d’autres formes artistiques orientales ou des liens historiques ou culturels avec les arts martiaux, la conception collective d’une œuvre martiale annuelle, tout cela contribue à favoriser le développement de l’esprit des pratiquants et à les encourager à poursuivre leur évolution personnelle.

Le choix d’un karaté traditionnel

Il existe plusieurs styles de karaté à travers le monde. On pourrait d’abord identifier deux grandes catégories: les écoles de karaté sportif et les écoles de karaté traditionnel.

Généralement, les premières se soucient davantage du côté esthétique qui se traduit dans leur pratique par des positions de base plus larges, des mouvements plus amples, l’intégration occasionnelle de techniques de gymnastique à leur kata, elles forment des compétiteurs impressionnants qui sont souvent capables de prouesses remarquables.

Les écoles traditionnelles s’intéressent plutôt à l’efficacité et au réalisme des techniques utilisées en priorisant des positions plus courtes pour un déplacement plus rapide, une distance réduite entre les partenaires, elles favorisent une compréhension en profondeur de la méthode en s’attardant à chaque enchaînement des kata traditionnels et en les mettant en application, très tôt dans l’apprentissage (bunkaï et rensoku). Dans le karaté traditionnel, rien n’est laissé au hasard, chaque détail a sa raison d’être, tout est analysé, décomposé, étudié en profondeur, dans un but avoué de chercher à atteindre l’efficacité maximale.

La signification de karaté-do

Le mot « karaté » signifie « main vide » ou « main nue ». On comprend rapidement que cette expression résume le travail du karatéka qui, au fil des ans, forge si bien son corps, qu’il peut se défendre sans avoir à recourir à aucune arme. Mais le mot « vide » dévoile également que tout pratiquant devrait être « vide de mauvaises intentions », que la seule motivation qui devrait guider son entraînement est celle du dépassement personnel, de l’amélioration de son être dans toutes les sphères de sa vie. Le mot « vide » induit aussi l’importance de se concentrer pleinement sur le moment présent, l’attitude juste, la perception juste, qui permettra d’adopter le geste juste ou la parole juste au moment opportun.

Le suffixe « do » signifie « voie ». Cette voie, n’est pas tracée à l’avance. Il ne suffit pas bêtement de l’emprunter. Elle est celle que doit défricher chaque pratiquant en appliquant les préceptes moraux qu’il aura lui-même identifié, à travers sa pratique acharnée, ses expériences personnelles et les écrits de ses prédécesseurs, comme étant ceux qu’il doit suivre et auxquels il doit se conformer dans sa vie de tous les jours. Puisqu’elle est l’affaire de chacun, la pratique de la « voie de la main vide » implique une continuelle remise en question car elle demande d’être à l’écoute des idées, des événements et des rencontres qui surgissent au fil de la vie.

Quelques caractéristiques du Goju-ryu Okinawa karaté-do

Nommé par Chojun Miyagi, le goju-ryu (école de la force et de la souplesse) est un style de karaté traditionnel, originaire de l’île d’Okinawa au sud du Japon.

  • Plusieurs techniques s’effectuent les mains ouvertes (influence des arts martiaux chinois)
  • Les blocages s’effectuent de façon circulaire, sans choc
  • Il faut plutôt rechercher la lourdeur que la contraction, la souplesse plutôt que la dureté
  • Les coups de pied se font, le plus souvent, en dessous de la ceinture
  • Les « ude tanren » (endurcissements) et le « kakie » (mains collantes) occupent une place importante dans l’entraînement
  • La position la plus courante est le « sanchin dashi » (position du sablier)
  • Il y a douze kata (neuf d’origine chinoise)